Voeux d’Arnaud Péricard : quand la Constitution vient au secours de la fusion

 

(Extrait de la cérémonie des vœux 2020 d’Arnaud Péricard, maire de Saint-Germain-en-Laye, en présence de Gérard Larcher, président du Sénat, et de Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, gymnase des Lavandières, Saint-Germain-en-Laye – samedi 11 janvier 2020)
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Nous avons extrait pour vous un premier extrait, celui qui nous concerne le plus directement.

Les mots ont-ils encore un sens ?

Arnaud Péricard appelle désormais au secours la constitution de la Vème République pour tenter de justifier l’annexion forcée de Fourqueux en 2019. « Qui peut dire que nous avons cherché à démanteler nos communes ? (…) Si nous nous sommes rapprochés ce n’est pas par autoritarisme ou goût du pouvoir ».

C’est tout de même le premier thème local qu’il aborde devant le président du sénat et la présidente de région. On en déduit que c’est pour lui un élément de bilan important de sa courte mandature 2017-2020. Dur dur de rassembler les pièces à décharge avec une petite coloration démocratique (les institutions) pour justifier les errements d’une fusion dont la charte de gouvernance n’a pas été respectée comme l’avouait la veille à L’Espace le maire délégué de Fourqueux, non sans essayer (voir vidéo ci-dessous) de faire porter le chapeau… aux opposants, alors que la responsabilité des « plaies ouvertes » incombe bien à ce groupe d’élus qui ne respectent pas la population majoritairement opposée à cette annexion !

(Extrait des vœux de Daniel Level, maire délégué de Fourqueux, Espace Pierre Delanoë, Fourqueux – vendredi 10 janvier 2020)

Et si c’était à refaire messieurs les maires ?…

3 commentaires sur “Voeux d’Arnaud Péricard : quand la Constitution vient au secours de la fusion

    1. Bien d’accord avec toi Philippe. Cette expérience de la fusion forcée de Fourqueux devrait être méditée par beaucoup d’élus. On se parle entre élus et électeurs mais on ne se comprend plus. Élus hors sol qui poursuivent leur idée coûte que coûte sans jamais vraiment faire l’effort de s’expliquer et d’argumenter. «Nous décidons pour vous !». «Notre devoir est de ne pas vous demander votre avis» (oui on a entendu ça). Complètement dépassé ! Je suis persuadé que Arnaud Péricard regrette aujourd’hui son choix d’avoir refusé d’emblée le référendum local. Il avait les moyens de le gagner en annonçant les règles du jeu dès la fin 2017 : ce seront les électeurs qui décideront s’ils acceptent ou non la disparition de leur commune pour bâtir autre chose. Il pouvait les persuader. Et en cas de succès il aurait pu envisager aujourd’hui une annexion du Pecq, de Chambourcy et de Mareil-Marly. Rendez-vous manqué.

  1. Quand je rencontre des personnes dans la rue de Saint-Germain. je constate aujourd’hui qu’une nouvelle expression ou groupe de mots revient régulièrement c’est : « la démocratie participative » ou encore « vivons nous bien dans une démocratie ? » je leur réponds alors « les urnes sont un moyen de force et de rappel aux élus que les choses doivent changer. »

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