« Je ne crois pas les Foulqueusiens angoissés par leur adresse postale »

Lettre ouverte à Bernard Ophèle, maire adjoint

Monsieur,

je vous remercie de votre réponse que j’ai lue attentivement.

Permettez-moi d’y répondre brièvement.

Pour commencer, je ne crois pas les Foulqueusiens angoissés par leur adresse postale ni rongés par l’insomnie en craignant que tout futur élu (qu’il fasse partie des 39 de l’ancien St-Germain ou des 6 d’un éventuel nouveau conseil) se comporte nécessairement contre le Fourqueux d’aujourd’hui. Et vous êtes suffisamment bien placé pour savoir le haut niveau d’éducation de nos habitants et que ce qui les préoccupe réellement va bien au-delà de ça.

Par ailleurs les Foulqueusiens ne sont pas nécessairement opposés à une fusion (ce qui est mon cas) mais pas forcément celle que vous proposez (et semblez vouloir imposer) ni forcément avec le calendrier que vous voulez imposer également.

Vous affirmez être persuadé que c’est le meilleur choix et que tout autre choix ne serait qu’une mascarade.

Sans utiliser des mots aussi forts, laissant penser que la population de Fourqueux est incapable de juger objectivement de la situation, j’ai pour ma part une piètre opinion de la réécriture de la charte dans la précipitation après le retrait de Mareil et l’Etang. Deux évènements aussi majeurs auraient dû inciter à reporter à 2021 le projet pour en étudier sereinement les conséquences et les alternatives et convaincre ou pas les habitants qui seront les premiers concernés.

Au lieu de cela, le conseil municipal continue à avancer dans l’urgence comme si tout était joué d’avance alors que les citoyens sont au mieux de plus en plus dubitatifs, au pire de plus en plus opposés.

Dans ces conditions, vous avez beau jeu de regretter l’ambiance qui s’est emparée de Fourqueux sans vous interroger sur votre part de responsabilité. Et l’ampleur de la pétition sera peut-être minimisée en citant une prétendue « majorité silencieuse » mais vous comme chacun des conseillers municipaux ne pouvez dorénavant ignorer que la majorité de vos concitoyens n’approuve pas ce projet en l’état.

Par conséquent, même si vous êtes légalement en droit de voter la fusion, il serait moralement condamnable d’abuser de votre pouvoir en décidant de l’imposer.

Pour finir, je tiens malgré ce désaccord, à vous remercier ainsi que M. le Maire et tous les membres du conseil municipal pour le travail que vous effectuez et à vous exprimer l’expression de mon respect sincère.

Bertrand Muquet

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